Un coup d’envoi collectif
La première partie de la journée était consacrée aux grands thèmes qu’AgriClimate abordera dans les années à venir. Rentabilité et résilience, mesure des émissions de gaz à effet de serre, pratiques d’adaptation et d’atténuation ont constitué le fil conducteur. La valeur ajoutée du projet Interreg réside dans l’acquisition de connaissances transfrontalières et dans l’harmonisation des outils, des compétences et des expériences propres à chaque région et à chaque opérateur partenaire.
Après les sessions plénières, les participants ont pris part à un déjeuner destiné à faire connaissance et à recueillir des informations. Les partenaires se sont présentés à travers des affiches et des explications, offrant aux participants une vision claire de l’expertise réunie dans le projet. Ce fut un moment d’échanges animé : les agriculteurs ont pu dialoguer directement avec les chercheurs et les décideurs politiques, et de nouveaux contacts ont été noués. Cela illustrait qu’AgriClimate n’est pas seulement un projet de recherche, mais aussi une plateforme pour jeter des ponts entre régions et disciplines.

Expérience concrète à la Ferme Bossut
L’après-midi, à quelques minutes de là, à Chapelle à Oie (Belgique), les participants ont pu se séparer en deux groupes pour visiter la Ferme Bossut). Une moitié a reçu des explications sur l’élevage laitier, tandis que l’autre moitié s’est concentrée sur les cultures, puis les groupes ont été intervertis. La visite de l’exploitation a rendu les thèmes abstraits plus concrets et a fourni aux agriculteurs des exemples pratiques à emporter chez eux.

Plus qu’un lancement symbolique
L’événement de lancement n’était pas une rencontre informelle. Il s’agissait d’un signal fort : le secteur agricole prend les défis climatiques au sérieux et est prêt à collaborer. Au cours des quatre prochaines années, 35 exploitations agricoles seront accompagnées de manière intensive, et les connaissances acquises seront largement diffusées. L’énergie qui se dégageait de la salle témoignait de la réelle volonté de rendre l’agriculture plus durable et plus résiliente, ainsi que d’élaborer un langage et des méthodes de calcul harmonisés pour y parvenir.

